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  • 2. La dynamique des zones divergentes 

    Les dorsales sont des frontières de plaques divergentes. L’écartement des deux plaques permet la remontée de matériel chaud provenant du manteau, associée à la présence de magmatisme. Le refroidissement du magma va être à l’origine de la formation de basalte et de gabbro:

    Les basaltes sont issus d’un refroidissement rapide et plus superficiel du magma. [Structure microlithique: roche volcanique]

    Les gabbros sont issus d’un refroidissement plus lent et plus profond du magma. [Structure grenue : roche plutonique]

    La divergence des plaques conduit Ă  la mise en place d’une lithosphère ocĂ©anique qui va s’accroĂ®tre au cours du temps.

    Il existe deux grands types de dorsales :

    – les dorsales rapides (exemple : dorsale Pacifique)  : elles se caractĂ©risent par un relief bombĂ© et sont associĂ©es Ă  une extension rapide des ocĂ©ans (6 Ă  16 cm/an). Le magmatisme y est très important : on y observe l’accumulation de magma dans une chambre magmatique, Ă  l’origine d’une production permanente de gabbros et de basaltes.

    – les dorsales lentes (exemple : dorsale Atlantique) : elles se caractérisent par un relief formé d’une vallée découpée par des failles. Ce relief est appelé rift. Ces dorsales sont associées à une extension lente des océans (2 à 5 cm/an). Le magmatisme étant temporaire alors que la divergence est permanente, la fracturation de la croûte permet au manteau d’atteindre la surface et donc de constituer la nouvelle lithosphère océanique.

    Au niveau des dorsales, on assiste à un magmatisme : de larges fissures apparaissent et se comblent grâce à la montée du magma. Ce dernier est issus de la fusion partielle des péridotites du manteau. L’origine de la fusion partielle est la suivante :

    La croûte, étirée par les mouvements de divergence des plaques, peut être totalement amincie. Les roches du manteau supérieur subissent une diminution de pression au niveau de l’amincissement. Le solidus est franchi, ce qui provoque la fusion de la péridotite (fusion partielle). Sur un graphique, le solidus est la courbe qui montre la limite entre un matériau solide et un matériau partiellement fondu en fonction de la température et de la pression auxquelles ce matériau est soumis.

    En s’Ă©loignant de l’axe de la dorsale, la lithosphère ocĂ©anique se transforme. L’eau de mer circulant dans la lithosphère favorise son refroidissement et l’hydrate en interagissant avec ses minĂ©raux.

    Ces deux phénomènes entraînent des modifications de la composition minéralogique des roches de la croûte et du manteau : des roches métamorphiques apparaissent: Le gabbro se transforme en gabbro métamorphisé [ou metagabbro] et la péridotite en péridotite serpentinisée [ou serpentinite].
    En raison de l’augmentation de la profondeur de l’isotherme 1 300 °C (limite entre l’asthĂ©nosphère et la lithosphère), la lithosphère s’Ă©paissit. L’épaisseur du manteau lithosphĂ©rique augmente.

  • 1.Le dĂ©placement horizontal des plaques tectoniques

    Les sĂ©ismes sont rĂ©partis gĂ©ographiquement le long de zones Ă©troites, de relief accidentĂ©, qui entourent des zones peu ou pas sismiques. Cela s’explique par la prĂ©sence de plaques lithosphĂ©riques rigides, dont le mouvement produit des dĂ©formations aux frontières entre plaques.
    On appelle tectonique des plaques le modèle scientifique expliquant la dynamique (=le mouvement) globale de la lithosphère terrestre.

    Mesurer les déplacements actuels des plaques lithosphériques est possible notamment grâce au système GPS (Global Positioning System).

    L’Ă©tude de la position d’une station sur plusieurs annĂ©es grâce Ă  des satellites permet de dĂ©terminer le sens et la vitesse du dĂ©placement de la plaque sur laquelle elle se trouve.

    Les mesures effectuĂ©es par GPS indiquent un dĂ©placement absolu des plaques de l’ordre de quelques cm par an.

    Le mouvement relatif des plaques dans le passĂ© peut ĂŞtre quantifiĂ© Ă  partir d’indices gĂ©ologiques moyennĂ©s sur des millions d’annĂ©es, notamment en utilisant l’âge des sĂ©diments ocĂ©aniques ou les anomalies magnĂ©tiques enregistrĂ©es par les basaltes de la croĂ»te ocĂ©anique.

  • 2. La biodiversitĂ© Ă  changĂ© au cours du temps

    Les fossiles nous indiquent qu’Ă  toutes les Ă©poques, des espèces apparaissent et d’autres disparaissent.
    La biodiversité actuelle représente donc une infime partie du total des espèces ayant existées depuis les débuts de la vie. Les espèces actuelles ne représenteraient que 1% des espèces ayant vécues sur Terre.
    Les écosystèmes ont également changé au cours du temps.

    Au cours des temps gĂ©ologiques, on observe des pĂ©riodes durant lesquelles le nombre d’apparition des espèces augmente: ce sont les pĂ©riodes de diversification. Il existe Ă©galement des pĂ©riodes durant lesquelles le nombre de disparition est plus important: ce sont les pĂ©riodes d’extinctions de  masse, ou crises biologiques.

    Les changements de la biodiversité s’expliquent par différents facteurs :

    – des changements environnementaux : la disparition des dinosaures et la consĂ©quence probable de deux phĂ©nomènes simultanĂ©s (chute mĂ©tĂ©oritique + activitĂ© volcanique intense).

    – les activitĂ©s humaines : la dĂ©gradation d’écosystèmes peut entraĂ®ner la disparition de nombreux groupes. La situation actuelle traduit une vitesse de disparition d’espèces très rapide et surtout une rĂ©duction de très nombreuses populations (on parle de 6ème crise biologique).

  • 3. La chaleur du globe et ses modes de transfert​

    La Terre produit de la chaleur: elle dégage en moyenne 44TW, principalement au niveau des dorsales et des volcans. ​

    La Terre produisant de la chaleur, la température interne de la Terre croît avec la profondeur. La variation de la température en fonction de la profondeur, appelée gradient géothermique, a une valeur d’environ 30°C / km dans la croûte continentale. Toutefois, il n’est pas possible d’établir un profil régulier de l’évolution de la température interne. ​

    Il existe deux types de mĂ©canismes de transferts thermiques diffĂ©rents : par conduction dans la lithosphère et au niveau des discontinuitĂ©s, et par convection (mouvement de matière) dans l’asthĂ©nosphère. ​

    Ces mouvements de convection, chauds ascendants, et froids descendants, sont mis en Ă©vidence grâce Ă  la tomographie sismique : on observe des anomalies de vitesse des ondes par rapport au modèle PREM. Ces mouvements permettent une dissipation de l’Ă©nergie thermique plus efficace que la conduction.​

  • 1. La biodiversitĂ© Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles

    Un écosystème désigne un milieu naturel ainsi que les êtres vivants qui le compose. Il existe une grande diversité d’écosystèmes, définis par:

    -Un biotope : les paramètres physico-chimiques de l’environnement (TempĂ©rature, lumière, etc)

    – Une biocĂ©nose : un ensemble d’être vivants dans le biotope

    –  Les interactions entre le biotope et la biocĂ©nose

    Sur Terre, différents écosystèmes (marins ou terrestres) sont répartis sur l’ensemble du globe (exemple : forêt tempérées, boréales, amazonienne). Ils sont différents en fonction de leurs biotopes et de leurs biocénoses.

    Les Ă©cosystèmes sont caractĂ©risĂ©s par un nombre d’espèces plus ou moins important.

    Le concept d’espèce a été inventé par les êtres humains pour décrire la diversité du vivant en regroupant des individus selon des critères déterminés.

    Une espèce est généralement définie comme un ensemble d’individus capables de se reproduire entre eux (interféconds) et dont la descendance est fertile.

    Pourtant, cette dĂ©finition n’est pas toujours adaptĂ©e : on s’appuie surtout sur la morphologie pour les espèces fossiles et sur le mĂ©tabolisme et la gĂ©nĂ©tique pour les microorganismes.

    Au sein d’une espèce, chaque individu porte les mêmes gènes dans ses molécules d’ADN. Ces gènes peuvent cependant exister sous différentes version nommées allèles.

    Différents allèles coexistent et expliquent en partie la diversité des caractères au sein des individus d’une même espèce. Ces différences produisent la biodiversité des individus d’une même espèce. 

    Les allèles sont issus de mutations qui sont apparues au fil des gĂ©nĂ©rations et qui ont Ă©tĂ© transmises Ă  la descendance.

    La notion de biodiversitĂ© est utilisĂ© pour designer le vivant dans tout ses aspects et toutes ses dynamiques.  Pour ĂŞtre comprise, cette notion doit se concevoir Ă  diffĂ©rentes Ă©chelle :

    une biodiversité d’écosystème : le vivant est composé d’écosystème différent.

    une biodiversité d’espèces : les écosystèmes contiennent une grande diversité d’espèce.

    une biodiversité d’individus ou biodiversité génétique: il existe une grande diversité d’individus au sein des espèces, diversité du aux différents allèles.

  • 2. L’apport des Ă©tudes sismologiques Ă  la connaissance du globe

    Soumises à des contraintes, des roches peuvent se fracturer brutalement : c’est le séisme. Une grande quantité d’énergie est libérée et se propage sous la forme d’ondes sismiques.

    Différents types d’ondes se propagent, parmi lesquelles :

    – les ondes P (ondes premières) : ce sont les plus rapides et sont donc les 1ères à parvenir en surface. Elles se propagent dans tous les milieux, solides et liquides.

    – les ondes S (ondes secondes) : ce sont les 2des à parvenir en surface. Elles ne se propagent que dans les solides.

    La vitesse des ondes augmente avec la densité des matériaux et donc diminue avec leur température (puisque la densité d’un matériau diminue si sa température augmente).

    Les ondes sismiques sont rĂ©flĂ©chies ou rĂ©fractĂ©es lorsqu’elles passent d’un milieu Ă  un autre. La surface de contact entre ces deux milieux est appelĂ©e discontinuitĂ©.

    L’analyse des enregistrements sismiques rĂ©vèle trois discontinuitĂ©s majeures.

    La plus superficielle, le Moho, sépare la croûte terrestre du manteau. Sa profondeur passe de moins de 10 km sous le plancher océanique à près de 90 km sous les hauts reliefs.

    La seconde, discontinuité de Gutenberg, se situe à 2 900 km de profondeur et sépare le manteau du noyau ferreux.

    Enfin la discontinuitĂ© de Lehmann situĂ©e Ă  5 100 km de profondeur se situe entre le noyau interne, solide, et le noyau externe, qui prĂ©sente les propriĂ©tĂ©s d’un liquide.

    Les Ă©tudes sismologiques soulignent la prĂ©sence sous la croĂ»te d’une partie rigide dans le manteau, reposant sur une partie plus oĂą les ondes ralentissent en liaison avec un Ă©tat plus visqueux de la roche.

    Ainsi, la partie superficielle de la Terre peut être divisée en 2 :

    – La Lithosphère, partie rigide, composĂ©e de la croute et du manteau lithosphĂ©rique. La lithosphère a une Ă©paisseur moyenne de 100 km.

    – L’AsthĂ©nosphère, partie ductile, dont la couche supĂ©rieure est appelĂ©e LVZ, se caractĂ©rise par une structure davantage dĂ©formable, donc moins cassante que la lithosphère.

    D. Le modèle PREM : un modèle de la structure de la Terre basé sur les ondes sismsiques

    Les gĂ©ologues ont pu Ă©laborer un modèle de la structure interne de la Terre, appelĂ© modèle PREM (Preliminary Reference Earth Model) Ă©tabli Ă  partir des variations de la vitesse de propagation des ondes sismiques.

    Il permet d’établir une structure de la Terre à 3 couches:

    -Une croute, composée de granite ou de Basalte/Gabbro

    -Un manteau, composé de Péridotite

    -Un noyau, composé de Fer.

  • 3. Une nouvelle description de la Cellule

    Les membranes sont majoritairement constituĂ©es de lipides (graisses) organisĂ©s en bicouche dans laquelle des protĂ©ines viennent s’insĂ©rer.

  • 1. La structure de la surface de la Terre

    La carte géologique de France au millionième montre une très grande hétérogénéité des roches en surface.

    -on y trouve des bassins couverts de roches sĂ©dimentaires: ces roches sont formĂ©s par l’accumulation de sĂ©diments d’origine dĂ©tritique ou biologique.

    -des massifs de montagne cristallins principalement constituĂ©s de roches magmatiques: ces roches sont formĂ©s par le refroidissement plus ou moins rapide de magma.

    -des massifs de montagne anciennes composĂ©es roches mĂ©tamorphiques. Ces roches rĂ©sultent d’une transformation Ă  l’Ă©tat solide de roches prĂ©existantes, en raison de variations de pression et/ou de tempĂ©rature.

    La surface de la Terre est marquée par un contraste de relief géologique entre les régions océaniques (qui représentent environ 70 % de la surface terrestre) et les régions continentales (30 % de la surface terrestre).

    Ce contraste s’explique par l’existence de deux types de croĂ»te terrestre (croĂ»te : enveloppe la plus superficielle du globe) : la croĂ»te ocĂ©anique, prĂ©sente dans les rĂ©gions immergĂ©es et la croĂ»te continentale, prĂ©sente au niveau des continents.

    Ces deux croutes n’ont pas la même densité: la croute continentale est moins dense que la croute océanique.

    Si la croĂ»te continentale est hĂ©tĂ©rogène en surface, une Ă©tude en profondeur rĂ©vèle qu’elle est constituĂ©e de roches magmatiques et mĂ©tamorphiques, dont la composition est proche de celle des granites.

    Le granite est une roche magmatique. Toute la roche est cristallisĂ©e et les minĂ©raux sont visibles Ă  l’Ĺ“il nu : la roche a subit un refroidissement lent: on parle de roche magmatique plutonique.

    La croute océanique est relativement homogène. Elle est composée majoritairement de basaltes et de gabbros, recouvert de sédiments.

    Les basaltes et les gabbros sont des roches magmatiques: leur composition est identique, mais leur structure est différente.

    Dans les basaltes, on observe au microscope des minĂ©raux non visibles Ă  l’Ĺ“il nu (microlites) et du verre, qui correspond Ă  une pâte non cristallisĂ©e: la roche a subit un refroidissement rapide: on parle de roche magmatique volcanique.

    Dans les gabbros, toute la roche est cristallisĂ©e et les minĂ©raux sont visibles Ă  l’Ĺ“il nu : la roche a subit un refroidissement lent: on parle de roche magmatique plutonique.

  • 3. Fonctionnement des cellules et mĂ©tabolisme.

    Les cellules fonctionnent au sein de l’organisme en réalisant différentes réactions biochimiques essentielles à la vie.

    On appelle mĂ©tabolisme l’ensemble des rĂ©actions chimiques qui se produisent au sein d’une cellule ou d’un organisme.

    La respiration cellulaire est une des réactions du métabolisme. La respiration se déroule dans les mitochondries.

    La photosynthèse est une des réactions du métabolisme des cellules végétales chlorophyllienne. La photosynthèse se déroule dans les chloroplastes.

    Pour réaliser les réactions chimiques, les cellules possèdent des enzymes.

    Une enzyme est une macromolĂ©cule (=une très grande molĂ©cule) qui participe au mĂ©tabolisme.

    Les cellules rĂ©alisent des successions de rĂ©actions biochimiques, transformant des molĂ©cules en d’autres: on appelle ces successions des voies mĂ©taboliques. Ces voies dĂ©pendent de la prĂ©sence d’enzymes, et sont souvent regroupĂ©es dans des organites spĂ©cialisĂ©s.

    Il existe deux principaux type de métabolismes :

    Un métabolisme hétérotrophe produit de la matière organique à partir de matière organique (ex : les humains ont besoin de consommer de la nourriture).

    Un métabolisme autotrophe produit de la matière organique à partir de matière minérale (ex : les plantes utilisent le CO2 pour produire de la matière organique).

  • 4. La maturation de l’ARN par Ă©pissage

    Les portions codantes de l’ADN, celles correspondant Ă  des gènes, ne reprĂ©sentent qu’environ 30% du gĂ©nome, le reste de l’ADN a des fonctions encore mal connues.

    La plupart des gènes sont morcelĂ©s : ils sont constituĂ©s d’une alternance sĂ©quences codantes, ou exons, et de sĂ©quences non codantes, ou introns.

    Dans le noyau, les gènes sont d’abord intĂ©gralement transcrits en ARN prĂ©-messager (ARNpm). L’ARNpm subit ensuite un Ă©pissage dans le noyau. On appelle Ă©pissage l’élimination des introns suivie de la rĂ©union bout Ă  bout des exons. Cela donne naissance Ă  l’ARN messager (ARNm).

    Les mĂ©canismes d’épissage ne font pas toujours intervenir les mĂŞmes exons et les mĂŞmes introns, c’est l’épissage alternatif. Ainsi, un mĂŞme ARNpm, issu d’un seul gène, peut ĂŞtre Ă  l’origine de plusieurs ARNm diffĂ©rents donc de plusieurs protĂ©ines diffĂ©rentes.